35,10,0,50,0
25,600,60,2,2000,3000,20,800
90,150,1,50,12,30,50,1,70,12,1,50,1,1,1,5000
0,0,0,0,2,46,15,5,2,1,0,20,0,0
bords
classic
automne

ou quand Sport Auto et découvertes touristiques se pratiquent harmonieusement en toute régularité...

C’est par une météo idyllique, à l’image de l’été 2018, que s’est courue ce week-end, la 7ème édition du Classic Charente-Maritime de Régularité. Pour ce nouveau millésime, la station balnéaire de Châtelaillon-Plage avait mis les petits plats dans le sulky pour offrir au Sport Automobile Océan et aux 45 équipages engagés un écrin aussi prestigieux que magnifique ; son hippodrome !

Délicieuse cohabitation le samedi matin lors des vérifs chez ARSport à Aytré. Les Porsche, Alpine et voitures électriques se présentaient successivement et parfois même ensemble aux Commissaires Techniques (cliché P. Guérin)

Installée dans cet antre des courses hippiques de trot attelé, l’épreuve qu’il ne convenait guère de disputer à brides abattues mais à chevaux maitrisés, allait en tous points se montrer épique.

La première grande réussite de cette édition 2018 aura été d'évoluer dans le cadre magnifique de l'hippodrome de Châtelaillon-Plage, avec ici un parc de voitures aux abords de la piste en sable rose réservée aux trotteurs (cliché P. Guérin)

Avec 30 équipages en « Régularité historique » et 9 en « Découverte » (nous évoquerons par ailleurs l’épreuve réservée aux Energies Nouvelles ayant regroupé 7 concurrents), cette 7ème édition aura été l’un de ses plus grands millésimes.

Tout commença  samedi à 11h30 par le traditionnel briefing équipages (dans les tribunes de l'hippodrome) avec un rappel sur les panneaux réglementaires FFSA (cliché P. Guérin)

Pourquoi pareil succès unanimement partagé ? La faute à une délicieuse conjonction de points positifs : Un parcours particulièrement apprécié et « goûtu », une météo tip-top, un rassemblement et un parc dans un cadre somptueux, une ambiance hyper chaleureuse... et un road-book irréprochable !... Que demander de plus ?!...

Un rallye, qu'il soit de vitesse ou de régularité, est toujours riche de bénévoles dévoués et fidèles pour assurer des tâches toutes aussi ingrates qu'indispensables... notamment pour assurer la restauration des concurrents, des officiels et des organisateurs. Ici, les bénévoles de l'ARVA posent, juste après avoir dressé la table de quelques 220 couverts (cliché P. Guérin)

Ce n’est point là l’expression d’une auto satisfaction béate, mais bien le large écho entonné par les équipages, les officiels et les bénévoles à l’heure du rendez-vous gourmand de fin de « ZR » servi par les bénévoles de l’ARVA dans la grande salle panoramique du champ de course. Au même moment, les 38 canassons à vapeur escortés de leurs 7 cousins hybrides & électriques, tous à peine essoufflés, se reposaient tranquilou au bord de la piste de sable rose (longue de 1 145 m).

Avant le premier coup de starter, quelques beaux pur-sangs nés en 1959 prennent un peu de bon temps près de la piste (cliché P. Guérin)

Ce samedi matin, l’heure des paris s’effectuait dans les locaux d’ARSport à Aytré, où Raymond PINCHEMAIL nous accueillait avec autant de gentillesse que de gourmandises... Puis, c’est à l’heure de la première course, à 14h15 exactement et à l’allure de trotteurs à l’échauffement que les 29 concurrents de la Régularité historique et les 9 engagés en « Découverte » se présentaient sur le front de mer chatelaillonnais. Le large public présent, parmi lequel quelques férus de sports mécaniques, ne rata rien des lentes évolutions des petites comme des « grosses » autos.

Afin d'optimiser la précision des mesures et chronométrages, chaque voiture était équipée d'un transpondeur fourni par VDS Racing (cliché P. Guérin)

Derrière l’autostart piloté par Jean-Pierre ROCHER, responsable de l’organisation et du parcours tout en « métré-fléché », ce sont Martine & Yannick DESCHAMPS (sur Mazda MX5), vainqueurs l’an dernier, qui s’élançaient les premiers, avec l’espoir de coiffer à nouveau leurs adversaires sur le poteau. Et s’il fallait la photo finish, tout était prévu, en plus des transpondeurs de VDS Racing !

Après avoir viré en tête à l'issue de la 1ère étape, Thomas & Vincent GARDRAT allaient confirmer leur avantage et s'imposer au classement général, prouvant, s'il en était besoin, qu'une petite auto, ici leur Fiat Cinquecento Sporting, peut "faire la pige" à des plus puissantes... (cliché P. Guérin)

Juste derrière, parmi les drivers à la cote de favoris, on retrouvait Dominique & Patrick AGRANIER sur Porsche 911 Carrera (vainqueurs en 2015) et les ROUSSEL père & fils sur une 205 GTI, Nicolas & Maël s’étant eux aussi imposés ici en 2016. Les présentations étant faites, le public allait vite comprendre que la puissance de la monture serait bien moins déterminante que la vivacité d’esprit et la perspicacité du jockey placé à la droite de celui (ou de celle) qui tenait les rênes. Si tel eût été le cas, qui aurait alors été en mesure de résister à Jean-Pierre LEVASSEUR et à sa Porsche 991 Turbo répertoriée en « Loisir Prestige » ?...

Frédéric MASSE, navigué par l'expérimenté (mais en manque d'entrainement) Philippe GALLIEN, terminera à la 13ème place... et repartira avec quelques courbatures avouées, ayant été contraint de manoeuvrer à plusieurs reprises en des endroits exigus... (cliché P. Guérin)

Il n’empêche que les Austin Mini, Fiat Cinquecento et autre Sunbeam Chamois, aucune ne dépassant les 1000 cm3, allaient avoir dans leurs rétroviseurs de surpuissantes allemandes et américaines (Porsche, BMW ou Ford Mustang). Mais peu leur importait ; leur force était ailleurs ! La palme de la popularité sera revenue aux très anciennes MGA millésimées 1959 de Jean-Louis HUGUENY / Christophe MACQUIGNEAU (toute blanche et décapotée) et celle de Monique & Jean-François PRONIER, splendide coupé noir immaculé !...

Parmi les néophytes, quelques bénévoles du Printemps de Bords et de l'Automne, qui pour une fois, profitaient en se glissant permi les concurrents. Ici, Florian & Marianne BEAUDEAU, insensibles à toute superstition (avec le n° 13 qu'ils souhaitaitent) (cliché P. Guérin)

En guise de parfait clin d’œil à la nouvelle Alpine A110 (2018) qui était exposée tout près de la ligne de départ (merci au Groupe Michel !), la belle « grand-mère » de Christophe MILLET, Berlinette 1300 cm3 de 1967, faisait rugir de plaisir les nostalgiques de la marque. Un demi-siècle séparait les 2 célébrissimes bolides français !

Deux équipages féminins étaient au départ. Si la coupe des dames est revenue aux expérimentées soeurs LEBOSSE, le "maillot jaune" de l'épreuve avait pour noms Muriel ALMENDROS et Martine DORE, sur Fiat Cinquecento Abarth (cliché P. Guérin)

La « petite bleue », tout juste remise de sa chevauchée hivernale sur le Monte Carle Historique 2018 avec ses sinueuses escapades enneigées, venait là pour souffler un peu et s’oxygéner doucettement au bord de l’océan. Elle n’en fut pas moins admirée et ovationnée, avant de se préparer à repartir du côté de Monaco et de se lancer à nouveau à l’assaut du Col du Turini en janvier prochain...

Concentration maximale au départ dimanche matin pour l'un des fidèles de l'épreuve, Jean-Marie CAROF (7ème participation sur 7 épreuves !). A ses côtés, Matthieu BONNAUD, qui pour une fois n'officie pas au sein de la Direction de course, découvre son road-book. Ils signeront un top 10 en se classant 9èmes (cliché P. Guérin)

Faisant fi de tout ça, les « petits bourrins » engagés dans le prix de la Régularité et parfaitement bien sortis de leur boite de départ, avaient fière allure et trottaient en tête. Pour preuve, au terme de l’étape 1, longue de 183 km, « jardinage » non compris, c’est la toute petite Fiat Cinquecento Sporting (de 1995) des frères GARDRAT qui tenait la corde... pour ne plus la lâcher. Donnés à 38 contre 1, ils étaient les cracks du week-end !

Nantis d'une victoire scratch et de nombreuses places d'honneur, Jean-François & Jean-Baptiste LASSAUX avec leur emblématique Sunbeam Chamois (850 cm3 et 60 cv) échoueront au pied du podium pour 50 petits points. Jean-François, père & pilote, assumera  publiquement la moitié des erreurs, au plus grand soulagement de son fils Jean-Ba... (cliché P. Guérin)

Largement distancé, Frédéric MASSÉ s’offrait de son côté de belles courbatures dans les bras, manoeuvrant avec difficulté sa lourde et volumineuse Ford Mustang (de 1967) sur les petites routes et cendrées charentaises. Dans le même temps, les petites autos virevoltaient sans avoir à forcer l’allure. Avec la victoire finale des frangins GARDRAT, Thomas & Vincent, preuve était faite que les petits chevaux pouvaient allègrement mater les grands. Aux côtés de la Fiat noire, la Clio du couple DOUBLET (2ème) et la 205 GTI des ROUSSEL père & fils (3ème) pouvaient rentrer aux écuries la tête haute.

Double plaisir unanimemt partagé : celui de la toute 1ère participation de l'équipage Jean-Louis HUGUENY / Christophe MACQUIGNEAU à bord de cette magnifique MG A 1500 (de 1959 !)... et de retrouver sur un rallye du SAO un Monsieur Macquigneau, Christophe nous rappelant avec émotion son père Christian, figure inoubliable qui aura marqué de son timbre de voix 40 années de sport auto en Charente-Maritime et au delà. (cliché P.Guérin)

Du côté des filles, les sœurs LEBOSSÉ (avec leur Golf, casaque noire) prenaient le meilleur sur Muriel ALMENDROS & Martine DORÉ (Fiat Cinquecento Abarth, casaque jaune).

Dans le prix très disputé des « Découvertes », une grosse monture allait faire courber l’échine aux plus fragiles des pur-sangs débutants. Vincent HERARD & Sébastien GERARD (Porsche 911 Type 996) domptaient Arthur & Frédéric CHOLLET, sur BMW 323i (2èmes) et la Rover Mini de Guillaume FARENC & Eliott Le QUELEN (3èmes).

Fidèles parmi les fidèles, Michel & Nathalie BOURDEAU étaient à nouveau présent avec leur rarissime Coupé CG 1300. Pour eux, peu importait la place, l'essentiel était que Nathalie (aux manettes) et Michel (à la navigation) prennent un plaisir non dissimulé tout au long des 307 km du parcours (cliché P. Guérin)

A noter quelques équipages en situation d’handicap ou peu dans l’allure, qui se retrouveront disqualifiés et renvoyés au paddock ; 3 se seront ainsi mis hors course, au grand désappointement de ceux qui avaient pariés sur eux. 35 équipages passèrent le poteau d’arrivée et connurent la joie d’être classés.

Notre "coup de coeur" aura certainement été pour le Coupé MG A de Jean-François PRONIER  & Monique BONNIFAUT. Cette somptueuse auto de 1959, toute de noir immaculée, aura ravi les spectateurs... comme les organisateurs. Et en fin de course, le bonheur hilare et spontané de Monique aura été l'une des belles récompenses pour l'équipe organisatrice (cliché P. Guérin)

En marge des classements, on retiendra l’immense plaisir pris par les concurrents, tout au long d’un parcours qu’ils qualifièrent de superbe, certains équipages locaux nous avouant avoir découvert des sites et des paysages qu’ils ne connaissaient pas... N’est-ce pas par de tels témoignages que les organisateurs (SAO et ARVA réunis) allaient trouver leur plus belle récompense ?... Assurément oui !

Après une saison contrariée par quelques soucis, Bertrand & Marie-Hélène DAMY renouaient avec la compétition. Plus à l'aise en VHC ou en VHRS, l'équipage à la belle italienne n'aura certainement pas tout compris de la navigation à l'aveugle du VHR, mais peu importe, ils étaient là et heureux de rouler... en toute régularité ! (cliché P. Guérin)

Les paris terminés et les gains distribués (un cadeau souvenir), chacun repartait avec son lot de belles émotions. Mais avant cela, Stéphane VILLAIN, Vice-Président du Conseil Départemental, et les élus de Châtelaillon-Plage ne voulurent quitter les concurrents de ce concours d’obstacles routiers sans exprimer leur vif souhait de voir le Classic Charente-Maritime 2019 revenir dans l’enceinte cossue de l’hippodrome. Chiche !... Concurrents comme organisateurs l’espèrent aussi...

                                                                                                             Patrick GUERIN – SAO – Mercredi 5 septembre 2018

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