35,10,0,50,0
25,600,60,2,2000,3000,20,800
90,150,1,50,12,30,50,1,70,12,1,50,1,1,1,5000
0,0,0,0,2,46,15,5,2,1,0,20,0,0
automne

Vous y êtes maintenant habitués ; je vous invite depuis maintenant 3 ans à vous replonger dans l’histoire de ce rallye mythique. Au moment même où se dispute sa 54ème édition (13, 14 et 15 novembre 2009) et cette magnifique FINALE DE LA COUPE DE FRANCE DES RALLYES VHC, poursuivons ensemble notre retour dans le passé de l’AUTOMNE en abordant dans ce 4ème épisode, les éditions 1961 et 1962.

7ème Rallye d’Automne, 11 & 12 novembre 1961

Même si le rallye d’Automne a fait l’impasse sur l’année 1960 (ce qui est exceptionnel !), cette 7ème édition va rester fidèle à sa jeune tradition en se déroulant une fois encore dans des conditions météo dantesques ; pluies torrentielles et vents parfois supérieurs à 100 km/h !...

Si le nombre de voitures engagées ne pouvait dépasser 60, elles ne seront en fait que 30 inscrites et seules 27 autos se présenteront sur la ligne de départ le samedi (21 équipages seront classés). Parmi les pilotes chevronnés présents, notons la présence de Robert BUCHET au volant de sa puissante Porsche Abarth (1587 cm3).

 
Le Café des Colonnes tient toujours lieu de vérifications administratives et la Place de Verdun sert à nouveau de cadre au parc fermé.
En son article 13, le règlement stipule que « Après le contrôle d’arrivée […} les commissaires sportifs se réservent le droit de faire démonter les principaux organes des véhicules afin de vérifier l’exactitude des déclarations souscrites par les concurrents ». Ne craignait-on donc pas déjà quelques tricheries ?...
 
Le parcours de régularité (391,2 km) est divisé en 4 étapes : La Rochelle – Niort (67,6 km), Niort – Phare de la Coubre (172,3 km), La Coubre – La Trigale (133,1 km) et La Trigale – La Rochelle (18,2 km).
 
Chacune des étapes est précédée d’une épreuve chronométrée :
- La Rochelle (Port-Neuf) : accélération sur 150 m (de jour),
- Niort : accélération sur 400 m (de jour),
- La Coubre : accélération sur 500 m (de nuit),
- La Trigale : accélération sur 600 m (de nuit).
 
Le premier départ est donné le samedi à 15h00, les autos partant dans l’ordre croissant des cylindrées. La première auto terminant le rallye devra pointer le soir même, avenue de Strasbourg à la Rochelle, à 23h23 très précisément, avant d’entrer en parc fermé.
 
Dans chacune des 4 épreuves d’accélération, Robert BUCHET (écurie Storez) fera parler la puissance de sa Porsche Abarth malgré des routes détrempées et s’imposera assez facilement. Seule l’application des coefficients permettant d’établir les classements « temps compensés » le feront rétrograder.
 
Au registre des récompenses, notons que 3 classements feront l’objet de dotations (cumulables) :
- Classement Scratch à l’indice : 500 NF au 1er, 300 NF au 2ème,
- Classement Voitures Françaises à l’indice : 1.500 NF, 800 NF, 600 NF, 400 NF, 200 NF et 100 NF,
- Classement Voitures Etrangères à l’indice : même grille des prix.
Une Coupe des dames (200 NF et 100 NF) complète ces classements.
 
Au scratch, le régional et prometteur Christian AVRIL (SAO), associé à Pierre COUILLAUD, va remporter là son premier Automne (il en gagnera deux autres par la suite) en commettant très peu de fautes sur le parcours routier. Le classement officiel de l’époque nous précise que leur Dauphine Gordini (850 cm3) est équipée de projecteurs Cibié et de bougies Marchal !...
Monsieur et Madame BOISSON (écurie des Celtes) sur Alfa Roméo Véloce 1290 cm3, terminent seconds, devant Jacques NAIL et AUFREDOU (SAO) sur Sunbeam Alpine 1592 cm3.
 
Si Christian AVRIL s’impose dans la catégorie des voitures françaises, le couple BOISSON remporte pour sa part le classement réservé aux autos étrangères. Pour mémoire, notons que BUCHET – BARTHE ne terminent que 7èmes du scratch « à l’indice » et 5èmes des voitures étrangères. A l’issue de l’épreuve, Robert BUCHET confiera même que dans de telles conditions, il convenait mieux de disposer d’une petite auto maniable permettant une conduite coulée plutôt que de piloter une auto très puissante.
 
Bien que les sorties de route aient été nombreuses, dont certaines assorties de tonneaux, on ne déplore que 6 abandons au total. Pour l’histoire enfin, nous noterons que pour la toute première fois, l’ASA locale se dénomme SAO, même si l’on parle souvent en cette année 1961 du "SAO Rochelais".
 
 
8ème Rallye d’Automne, 8 & 9 décembre 1962
Le SAO, toujours en collaboration avec l’Automobile Club de la Charente-Maritime organise à nouveau son épreuve Nationale de Tourisme et de Régularité. Elle compte pour le Championnat de France des Conducteurs, avec un coefficient 4. Il est à noter que le rallye répond aux prescriptions du « Code sportif international de la FIA » et aux Règlements généraux de la FFSA.
Si les voitures immatriculées « TT » à plaques rouges (véhicules en Transit Temporaire) sont admises, les « W » et « WW » sont en revanche exclues. 60 équipages au maximum pourront participer et seront répartis en 3 Groupes, en fonction du type de leurs autos : Tourisme de Série, Tourisme amélioré et Grand Tourisme.
 
280 km de liaison et 4 épreuves « annexes » seront au menu de cette 8ème édition :
- Epreuve de Surgères : 300m d’accélération,
- Epreuve de Fontcouverte : accélération en côte et disputée de nuit, sur 450m,
- Epreuve du Clapet (La Coubre) : accélération sur 17km, effectuée de nuit,
- Epreuve de La Trigale : accélération en côte et de nuit, sur 600m.
 
A noter que l’épreuve la plus conséquente, celle de 17 km (qui est par ailleurs dotée de prix spéciaux) ne comptera pas dans le classement du rallye. (Voilà qui de nos jours peut étonner, non ?...). Pour mémoire, souvenons-nous que les courtes épreuves d’accélération n’avaient alors pour but que de départager les ex aequo à l’issue du parcours routier de régularité.
 
Georges HIBLE, inamovible secrétaire général, recevra les engagements, accompagnés d’une participation financière de 200 NF.
Le règlement stipule (article 13) qu’une « suspension de licence pourra être demandée à la FFSA à l’encontre de tout concurrent dont le véhicule n’aura pas été reconnu conforme à sa déclaration d’engagement et les droits de celui-ci resteront acquis aux organisateurs ; il en serait de même en cas d’incorrection vis-à-vis des Officiels ».
 
Sur les 35 engagés, ils seront en définitive 34 équipages à prendre le départ sur le Cours Wilson (devenu depuis le Cours des Dames). Le seul forfait est consécutif à une violente sortie de route, lors des reconnaissances de la veille, de la part de CHOISY et REY qui ont sérieusement endommagé leur Dauphine 1091 en tapant très fort dans un mur du côté du Thou.
 
Premier départ le samedi soir à 20H15, retour en parc fermé final de la première auto à 4h00 du matin, toujours Place de la Chaîne, sur le vieux port.
 
Le grand favori est, comme l’an passé, le poitevin Robert BUCHET revenu à La Rochelle pour imposer la loi de sa Porsche 356 BCS. Mais il lui faudra compter avec la Ferrari 250 GT des bordelais SIMON - DUPEYRON (récents vainqueurs du Tour de France Auto 1962 devant OREILLER – SCHLESSER !) mais aussi sur les rochelais Christian AVRIL – Pierre COUILLAUD qui rêvent à domicile d’un doublé historique, après leur victoire de l’an passé.
 
Au classement général mais aussi dans la catégorie Grand Tourisme, ce sont les parisiens Gérard SARAYAC et Lucien BARTHE qui sur une Fiat Abarth 1000 de petite cylindrée vont dominer les puissantes Porsche et Ferrari !... Si les 280 km de routier ne sont pas parvenus à départager les 4 premiers équipages (auteurs d’un parcours sans faute !), les épreuves annexes vont pleinement jouer leur rôle et distribuer les marches du podium final.
 
En Tourisme, les locaux Christian AVRIL et Pierre COUILLAUD, pourtant dominateurs dans les épreuves de vitesse avec leur DKW Auto Union de 796 cm3 (meilleur temps à La Trigale), vont malheureusement sur le routier oublier de pointer à un contrôle de passage du côté de Bords... La pénalité encourue les plongera à une bien modeste 14ème place, très loin de l’équipage PRAUD - JULIEN (écurie Les Chouans) qui va s’imposer sur une Dauphine 1093. 27 autos seront classées.
 
Au chapitre des incidents de course qui émailleront une édition courue par temps froid et sur des routes alternant parties grasses et plaques de verglas, il convient de noter la douloureuse rencontre entre l’Auto Union des bordelais BLICKMANN – CERUTTI (n° 20) et un gros arbre à la sortie de Surgères… Si l’équipage s’en tirera sans dommages, leur voiture en revanche ne s’en remettra pas…
 
La presse locale de l’époque met l’accent sur le grand succès populaire de cette édition 1962. Le public aura bravé fraîcheur et humidité pour se masser en nombre sur le bord des routes de ce 8ème Rallye National d’Automne. Tout au long du parcours routier, il est amusant de voir les habitants sortis sur le pas de leur porte pour voir passer les concurrents… Ceci nous montre combien cette épreuve savait déjà susciter l’intérêt de beaucoup et se constituer un public, qui de génération en génération lui reste aujourd’hui encore extrêmement fidèle…
                                                      Patrick GUERIN – SAO – 11/2009
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