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Rallye d'automne
SAO_5

« Même si je sais que ce sera compliqué, je vais tout donner pour m’imposer ici, à domicile. Et si je l’emporte, je remettrai mon trophée à Audrey qui souffre de la maladie de Charcot et à l’association ‘Bougez contre la SLA’ qui lutte contre cette terrible maladie... ».

Une fois n'est pas coutume ; nous commencerons par la fin, car s'il ne devait rester qu'une image de cette édition 2017, ce serait bien celle de Bruno MAINGUET & James CARABEAU, entourés de nos charmantes Miss, remettant leurs trophées à Audrey et à l'association "Bougez contre la SLA"... (cliché Patrick Guérin)

 

C’est par ces mots très forts que Bruno MAINGUET aborda les vérifs techniques le vendredi matin et qu’il inonda d’émotion la Place Bernard Moitessier... J’avoue qu’il nous fallut quelques minutes pour reparler sport auto, mécanique et stratégie de course.

Sur les quais du Bassin des Chalutiers, les 32 autos historiques engagées attendent le départ de l'étape 1  (cliché Patrick Guérin)

 

Une heure plus tard, lors de la conférence de presse, Le « Pirate d’Andilly » s’attirait un total respect de la part de ses adversaires comme des pilotes modernes, en réitérant la dimension extra-sportive de son engagement au 19ème Charente-Maritime Historic. Mais pour exhausser son vœu, il lui faudrait deux jours durant contenir la puissance de la Mercedes 500 SLC du belge Bart VANHAVERBEKE, dompter la motricité de la nouvelle Ford Escort RS de Philippe ANCELIN et résister à l’agressivité de la toute dernière Porsche 911 de Pierrick CHAUVEL.

Au moment de s'élancer, auto et pilote ne se connaissaient guère, mais Pierrick CHAUVEL allait très vite apprendre... d'abord à changer un fusible sur sa nouvelle Porsche 911 SC, puis à en maitriser toute la puissance  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Il lui faudrait en outre repousser les assauts d’une belle inconnue quarantenaire, la splendide Lancia Stratos de Patrick HAUTOT & Sylvain CANTREL, une auto venue tout droit de Normandie pour s’essayer aux joutes du VHC, après avoir goûté aux doux plaisirs du Tour de France Auto Optic 2000.

La Lancia Stratos de Patrick HAUTOT aura incontestablement été l'attraction de cette 19ème édition. Le public ne s'y trompa pas, dégustant les ronronnements des 260 cv du V6 Dyno Ferrari de la belle italienne...  (cliché Jean-Baptiste Lassaux)

 

A cette cohorte d’adversaires directs, il convenait d’ajouter les deux flèches vertes de la famille CADILLON, Bruno sur une 205 GTI ultra musclée, et Claude sur sa BMW 320 « self made man ». Mathieu CORMIER, au volant de la BMW 323 i d'Alain KIEFFER, préparée par la concession Cormier, avait également de sérieux arguments à faire valoir.

Plus sobre mais tout aussi redoutable, la BMW 323 i d'Alain KIEFFER confiée aux mains de Matthieu CORMIER & Thomas PETIT allait terminer au pied du podium, 4ème... (cliché Jean-Jacques Brunet) 

 

Enfin, parmi les fidèles de l’épreuve, mais peut-être moins bien armés pour espérer caresser le podium, on saluait avec un réel plaisir la présence des limougeauds CALVET père & fils, sur Ford Escort RS 2000 et du manceau André GRISON, sur Opel Kadett GTE, ce dernier ayant tenu à être ici ce week-end pour célébrer ses 40 ans de Rallye d’Automne (1977-2017) !...

Pour papy Claude, l'enjeu était simple ; s'amuser en famille et honorer une promesse faite 16 ans plus tôt : "un jour, je ferai un rallye avec comme copilote ma petite-fille Léa !"... Ce week-end, Claude PILET a tenu parole...  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Au rayon des coups de cœur, on se félicitera de la participation de trois générations de PILET, papy Claude, engagé en VHC avec sa petite-fille Léa (16 ans tout justes !) qui vivait là son tout premier rallye. En moderne, on retrouvera Stéphanie, sa maman, dans le baquet de droite de la Saxo n° 83. Clap de fin en revanche pour le Team Jambo 17, dont deux BMW 323 i se voyaient confiées pour la circonstance aux mains des jeunes Florian GUILLON et Tanguy RAULT. La toute dernière sortie des « boites à pizza » si chères à l’ami Michel JARRIAULT sera certainement passée trop inaperçue... Merci Michel pour la belle aventure, tout autant humaine que sportive, que tu as portée durant toutes ces dernières années.

Image collector que celle du tout dernier parc fermé des BMW 323 i du Team Jambo 17. L'aventure menée par Michel JARRIAULT s'achevait sur les routes de cet Historic 2017... Les 2 autos ne rallieront malheureusement pas l'arrivée...  (cliché Patrick Guérin)

 

L’émotion aura également été palpable pour tous ceux qui suivent depuis des années Patrice & Nathalie RAUD. Ce couple passionné et fidèle au SAO tirait sa révérence ce week-end, cet ultime départ sur l’Automne leur permettant de boucler 30 années de compétition automobile à deux, en couple. Si nous ne les reverrons plus en course, nous savons pouvoir compter sur eux pour l’organisation des éditions futures de nos épreuves... Confidence ; jamais Patrice n’aura été aussi stressé avant un départ de rallye, car il n’était pas question pour lui de rater leur sortie.

Clap de fin également pour Patrice & Nathalie RAUD qui mettaient un terme à 30 ans de compétition auto à deux. Stressé au départ, Patou attaquait plus qu'il nassurait, signant une belle 5ème place. Ils ont parfaitement réussi leur sortie (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Engagé dans le Championnat de France VHC 2017, Christophe REGNIER ouvrait le bal vendredi soir, pour une 1ère étape comportant 2 ES, le second chrono se courant de nuit. Deux minutes derrière la Renault 5 GT Turbo, l’Alpine A 310 toute jaune des grands favoris allait frapper fort d’entrée, bien décidée à marquer son territoire avant l’allumage des phares.

Moins heureux, Philippe ANCELIN n'aura eu que le temps de goûter à sa pôle position conquise la veille. Le voici samedi matin au départ. Jérôme PIQUENOT, Président du SAO, s'apprète à libérer la très belle Ford Escort RS du rochelais...

 

Bien que ne portant pas de bandeau, « Nono le Pirate » appréhendait cette ES2 nocturne, ses yeux de cinquantenaire ne goûtant que très moyennement au pilotage de nuit. Et ce n’est pas l’ouverture assurée par les fidèles Philippe CHEVAUCHER & Marie-Claude SIRET (Porsche 911 SC Carrera) qui lui apporterait la lumière... C’est certainement ce qui expliquera la prise de pouvoir de Philippe ANCELIN au terme des 11,540 km tracés entre St-Médard-d’Aunis et Ste-Soulle.

S'ils ne sont jamais chronométrés, ils sont en revanche toujours présents, à l'avant de la course. Fidèles au SAO, Philippe CHEVAUCHER & Marie-Claude SIRET prêtent depuis 10 ans maintenant leurs concours en "voiture 0"  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Ayant limité son débours à 10s5, Bruno comptait sur les lux du lendemain pour reprendre les affaires en mains... Prudent la veille au soir, le « Pirate » attaquerait dès le lever du jour, ce samedi. Aussitôt dit aussitôt fait, le V6 reprenait 9s1 dans la seule ES3. Les pendules déjà remises à l’heure, on allait maintenant savoir qui serait le plus fort... sans trop se soucier alors des autres poursuivants ; de Bruno CADILLON pointant à 26s6, de David CASTERA (Ford Sierra Cosworth 4x4) à 35s7, et de nos amis belges dont la puissante Mercedes 500 SLC (5 litres de cylindrée) n’avait concédé à cet instant que 42s8...

Bart VANHAVERBEKE ne voulait pas avoir fait le long déplacement depuis les Flandres pour rien. Avec Filip DEPLANCKE, il allait signer une magnifique 2ème place. La puissance de sa Mercedes 500 SLC aura été déterminante  (cliché Nicolas Millet FR Médialive)

 

Certains que la course allait se décanter, Bruno MAINGUET & James CARABEAU maintenaient la pression, voulant mettre à mal la résistance et les nerfs de leurs adversaires. Cela n’empêchait point les duettistes belges de claquer un chrono venu d'ailleurs !... Bart VANHAVERBEKE & Filip DEPLANCKE réalisaient une énorme perf dans l’ES4, collant plus de 17s à l’A 310 jaune !... Dans le même temps, l’apprentissage accéléré de Pierrick CHAUVEL avec sa nouvelle 911 produisait ses premiers effets avec un second temps, à 11s2 des sympathiques flamands.

Si tous ne viennent pas pour gagner, tous sont en quête de plaisir à grande vitesse. C'est le cas de Philippe GAUTIER & Joël CLENET qui se montrèrent particulièrement courtois en se serrant à droite pour laisser passer Pierrick CHAUVEL  (cliché Cédric Travert)

 

D’un coup d’un seul, les cartes étaient redistribuées ; ils étaient maintenant 4 ou 5 équipages à pouvoir raisonnablement rêver de victoire... Nos pirates aunisiens avaient à l’évidence un « coup de moins bien ». Cela se confirmait lors de leur passage sur la Place du Château à Surgères ; Bruno avait sa mine des mauvais jours. Sa pédale d’embrayage se dérobant sous son pied, il lui fallait, pour passer ses vitesses, quasiment traverser le plancher !... Encore leader mais avec une petite vingtaine de secondes seulement, le maillot jaune vacillait et n’en menait pas large à l’heure de se lancer dans les 22,220 km de l’ES5 sans pouvoir passer préalablement par son assistance...

Rouler vite de nuit est l'exercice le plus redouté des pilotes portant des lunettes. C'est le cas de Bruno MAINGUET, le "Pirate d'Andilly", qui se contentera d'assurer dans le noir avant d'attaquer au grand jour...  (cliché Jean-Baptiste Lassaux)

 

Certains, touchés puis coulés, avaient déjà perdu tout espoir de rallier Surgères... Pour Philippe ANCELIN, la messe avait même été dite avant le début de l’office dominical, son Escort RS toute neuve s’étant très tôt faite porter pâle... Rien ne se passait non plus comme prévu pour les BM blanches et rouges, les Jambo 17 quittant l’épreuve plutôt froissées et certainement vexées. Sortie ratée pour le team de Michel qui était en droit d’espérer beaucoup mieux pour ce tomber de rideau...

Après Maxime copilote, nous découvrions ce week-end un Maxime GAUTIER pilote... et adversaire de papa Philippe. Navigué par Lucie AUFFRET, il allait signer une honorable 13ème place VHC au volant de sa Golf GTI... (cliché Rudy Méreau)

 

Pour Pierrick CHAUVEL, qui conservait dans sa poche le fusible « à deux balles » qui, la veille dans les noirceurs de l’ES2, lui avait fait perdre plus de 10 minutes, le rallye commençait vraiment maintenant. Son premier top chrono le réconciliait avec une auto dont il maitrisait désormais tout le potentiel, mais la victoire se jouerait sans lui ; il le savait depuis longtemps...

Affirmer qu'il y a une foule énorme sur l'Automne n'est pas un vain mot. Bart VANHAVERBEKE et Patrick HAUTOT qui courent beaucoup à l'international ne furent pas les derniers à apprécier la présence et l'engouement de notre fidèle public...

 

La première boucle du samedi s’achève, les positions semblent prises. Sans course d’embrayage, Bruno mène la course mais sans certitude aucune sur la suite, redoutant le long retour jusqu’aux Minimes pour confier le câble distendu à ses mécanos. A quelques mètres de là, hilares et faussement décontractés, Bart et Filip profitent des routes toujours sèches pour se rassasier de la motricité de leur longiligne deutsche berline ; les voici maintenant bien calés à la seconde place, en embuscade, un œil rivé sur la tête de course actuellement en souffrance. Et si cette édition 2017 se transformait soudainement en un mano à mano franco-belge, arbitré à distance par un petit homme vert, Bruno CADILLON...?

Qui osera encore dire que le sport auto est un sport individuel ?... A l'issue du cérémonial d'arrivée, Bruno CADILLON & Daniel DUPONT ne manquèrent pas d'associer leur équipe d'assistance à leur place sur le podium scratch...  (cliché Patrick Guérin)

 

Dans l’ES6, Bruno MAINGUET reprend des couleurs et du mordant ; il embraye si fort qu’il colle 17s5 à Bart, pourtant auteur du second chrono !... Si Nono a retrouvé le sourire, il sait que le trophée promis aux vainqueurs est encore très loin des genoux d’Audrey... Sa promesse ne repose plus que sur sa capacité à rester concentré et sur la fiabilité de son A 310. Il lui reste 3 ES à maitriser.

Il n'y a pas si longtemps, les PORCHER père & fils courraient encore parmi les modernes... Les voici désormais fidèles participants à nos épreuves historiques. Michel & Sébastien, sur Opel Ascona B, termineront 8èmes  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Pour Pierrick CHAUVEL, le deal est tout autre. Loin au classement et donc sans pression aucune, il roule à fond, poussant sa Porsche au maximum, histoire de savoir ce que la bête a vraiment dans le ventre. Ils viennent ensemble de signer le meilleur temps de l’ES7... et récidiveront dans la 8 !... L’auto est fantastique, Pierrick se fait plaisir et régale le public... Mais il en veut encore terriblement à ce "foutu" fusible qui l’a trahi hier soir.

En proie à de gros soucis d'alternateurs la veille, Patrick HAUTOT était tout sourire et très serein, une fois le soleil revenu, ici sur la Place du Château à Surgères  (cliché Patrick Guérin)

 

Le second passage au cœur de Surgères est radieux pour tous ceux qui sont encore en course ; ça rigole à tous les étages, y compris pour l’équipage de la Lancia Stratos qui clôture la marche, à près d’une ½ heure de la pôle. La panne électrique d’hier soir est oubliée et le large sourire de Patrick HAUTOT témoigne de sa joie d’être là, de s’amuser avec son auto légendaire, de sa découverte du VHC, de la qualité de l’accueil des charentais-maritimes et du public enthousiaste qui « mitraille » à tout va sa belle italienne... Il est tellement heureux qu’il nous promet déjà de revenir... Chiche !...

Tout avait plutôt bien commencé pour Henri COUILLAUD & Sylvie SERVIER... Ils quitteront malheureusement l'épreuve bien avant son terme ; l'élégante Escort MK1 RS 2000 engagée en Classic ayant rendu les armes...  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Ca sourit beaucoup moins en revanche pour ceux qui sont déjà revenus à quai. La Sierra Cosworth de David CASTERA n’est plus là, tout comme la Simca 1000 Rallye 2 de Benoit AIRAULT qui a cédé sous la pression. La BMW 320 de Claude CADILLON, l’Escort MK1 RS 2000 d’Henri COUILLAUD & Sylvie SERVIER ont aussi rendu les armes.

Avec leur "petite" Renault 5 GT Turbo, Gabriel CAILLAUD & Stéphanie LAGORD se déjoueront habilement des pièges de cette édition ultra rapide avant de s'offrir une très méritoire 15ème place au général...  (cliché Rudy Méreau)

 

Le rythme effréné de la course sur routes sèches use les mécaniques, jusqu’à épuiser la Porsche 911 de Jean-François RUAL qui se voit privée des deux derniers chronos... Avec 10 abandons, elles ne sont plus que 22 à espérer rallier l’arrivée. Toutes vont y parvenir, mais à l’arrache parfois...

Engagée en Classic, la Porsche 911 SC de Jean-François RUAL & Dominique DELACOUR cèdera dans l'ES7  (cliché Jean-Baptiste Lassaux)

 

ES8 : Pendant que CHAUVEL régale à nouveau, « Nono le Pirate » profite du grand ciel bleu pour régler sa longue vue et capitaliser sur son avance. Son Alpine Renault, la seule  embarquée dans l’aventure, tient superbement le coup et mène la flotte. Bruno abordera l’ES9 et la nuit avec plus de 55s d’avance sur le duo de Flandriens. Le plus jeune des CADILLON pointe lui à 1’45s...

Christophe AUGERAL & Jean-Claude BERARD (Peugeot 309 GTI 8S) termineront au pied du podium.Classic (4èmes)...  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Pour le boss, la stratégie est simple : Pas besoin de se lancer à l’abordage dans une mer devenue calme pour lui. Bruno, qui n’a désormais pour seul adversaire que lui-même, n’aura qu’à souquer ferme, mais sans plus, sans devoir hisser la grand voile. Pas question de démâter si près du port... et puis, il y a cette promesse à tenir, ce défit perso à la maladie qui lui tient tant à cœur... La régate en deux manches est en passe de se muer en triomphe sur les bords de l’Atlantique ; le Graal du Pirate est tout proche...

Très attachés à leur BMW 2002 ti, Jean-Philippe LE CAM & Sébastien SULLAM visaient une place d'honneur. Objectif parfaitement atteint mais au prix d'une sacrée bagarre. Ils seront 6èmes au scratch...  (cliché Jean-Baptiste Lassaux)

 

Dans l’ombre des leaders, se joue un incroyable match à trois pour les places d’honneur. Entre Jean-Philippe LE CAM / Sébastien SULLAM (BMW 2002 Ti), Alain & Gwenaël MARIEN (Ford Escort RS 2000) et Michel & Sébastien PORCHER (Opel Ascona B), on se bagarre à coups de secondes... A l’arrivée, les trois équipages se tiendront dans un mouchoir de poche, en 15s1 exactement, après plus de 1 heure et 38 minutes d’efforts !... Chapeau, Messieurs !...

7èmes à 9 secondes de la 6ème place, Alain & Gwenaël MARIEN (Ford Escort RS 2000) se vengeront en remportant le classement à l'Indice de Performance...  (cliché Jean-Baptiste Lassaux)

 

Beau temps belle mer pour naviguer de nuit sur les 18,730 km du dernier bord à tirer. La jeunesse et les yeux de chat de Bruno CADILLON vont offrir au pilote de la n° 208 un temps scratch, récompense méritée pour son entêtement à vouloir depuis la veille titiller les meilleurs et parvenir, qui sait, à toucher du bois. Il y est presque... C’est  déjà chose faite pour Bart & Filip qui viennent de composter leur ticket de seconde place au général, 1s3 derrière la 205 GTI verte. Pour la doublette MAINGUET-CARABEAU, la très redoutée manoeuvre nocturne se solde par un 4ème temps, à 16s1 ; normal et prévu !

Excellent baptême du feu en VHC pour Mikael & Michel COUTEAU, sur BMW 323 i !... Pour leurs grands débuts, ils sauront se mettre en lumière, y compris à la nuit tombante...  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Pour autant, point de gîte dans l’habitacle jaune ; le cap est atteint d’autant que le long navire bleu battant pavillon belge a été maintenu à distance (40s7). Le pirate au grand cœur peut enfin lâcher la barre, tandis que James, navigateur arrivé à bon port, peut ranger sa boussole et son book. Il est temps pour eux de célébrer la victoire et de goûter au doux plaisir d’une promesse tenue. Encore en sueur, Bruno & James, vainqueurs de l’épreuve, se disent un instant que cette foutue maladie de Charcot n’a plus qu’à bien se tenir. Sur le podium, leurs premiers mots seront « Comme nous, Bougez contre la SLA* ») * Sclérose Latérale Amyotrophique      En ces instants, ils ne pensent pas à eux ni à leur performance sportive ; leur tête est avec Audrey et avec tous ceux qui souffrent de ce mal rare et implacable.

Le plaisir des yeux dans les paddocks VHC est aussi de voir des "petites autos bien de chez nous" coyoyer de puissantes berlines ou d'élégantes sportives étrangères... Malheuresement, la Simca 1000 Rallye 2 de  Benoit AIRAULT & Logan MORIN n'aura résisté que le temps de 3 spéciales... (cliché Rudy Méreau)

 

Seconds sur le podium, Bart VANHAVERBEKE et Filip DEPLANCKE savourent le fruit de leur longue expédition depuis la banlieue de Bruges et ne manquent pas de saluer l’extraordinaire accueil qui leur a été réservé ainsi que l’engouement du public sur le bord des routes. Filip endosse avec humour le paletot de notre Raymond Poulidor national, toujours second, comme lui, mais si populaire... Quant à Bart, il vient de gommer le mauvais souvenir de sa SRSG sur l’Historic 2015, avec cette même auto.  Eux aussi nous ont promis de revenir... On les croit bien volontiers.

40 ans après l'édition 1977, André GRISON était au départ de l'Automne à bord d'une Opel Kadett GTE !... Venu du Mans, André tenait à être ici pour souffler symboliquement ses 40 bougies. Bon anniversaire, André !...  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Bruno CADILLON et Daniel DUPONT, heureux d’avoir arraché cette 3ème place, associent immédiatement leur assistance, toute de vert vêtue, à leur performance. Dans l’après-midi, leur équipe a réalisé un super boulot sur les freins défaillants de la 205. Un peu plus loin, un homme discret est radieux ; il savoure en silence... Sans bougies mais avec un plaisir non dissimulé, André GRISON souffle avec délectation ses 40 ans de Rallye d’Automne. Merci, André, pour ta fidélité à notre rallye, à notre organisation !...

Après avoir goûté avec Floriane au mythique Tour de Corse Historique, Pascal PHELIPPEAU retrouvait les routes de l'Aunis avec son fils Mathieu. Autres décors, autres routes, mais un plaisir sans cesse renouvellé et partagé en famille, avec en prime, une victoire en Classic...  (cliché Jean-Jacques Brunet) 

 

Tout aussi discret, Alain MARIEN intériorisait sa joie d’être à l’arrivée. Outre sa 7ème place au général, il venait de remporter le classement à l’indice de performance (temps / puissance moteur). Nathalie & Patrice RAUD, trop heureux d’avoir rallié l’arrivée et de signer une très belle 5ème place au général, nous font publiquement partager leur émotion d’avoir aussi bien bouclé la boucle de leurs 30 années de compétition auto. Coup de chapeau aux artistes amoureux ; vous avez parfaitement réussi votre sortie !... S’en suit le délicieux partage de pétillant entre les 6 hommes couverts de lauriers, avant que la Banda de la Corniche ne transforme définitivement l’arrivée de nos 22 équipages rescapés en joyeuse fête de village. Surgères peut célébrer sans retenue ses champions historiques.

Sans véritables ambitions sportives mais passionnés, Thomas GUERINET & Caroline MORLIXA étaient à nouveau présents pour s'amuser et s'offrir à deux un peu d'adrénaline, à bord de leur Renault 5 GT Turbo.  Les 2' 10s de pénalités récoltées n'allaient pas ternir leur beau week-end...  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

Madame Catherine DESPREZ, Maire de Surgères, entourée de Sylvie PLAIRE et de Stéphane AUGÉ, Adjoints, expriment alors leur immense plaisir de voir ce rendez-vous annuel avec le sport automobile se perpétuer au cœur de leur cité. Puis, comme chaque année, ils offrent à chacun des équipages classés un filet garni de savoureux produits régionaux.

Le sport auto est et doit rester une fête... "La Banda de la Corniche" apporta sa touche musicale et humoristique à l'arrivée des VH. Madame Catherine DESPREZ, Maire de Surgères, Stéphane AUGE, Adjoint, et Jérôme PIQUENOT ne furent pas les derniers à rythmer le final de cette édition 2017...  (cliché Cédric Travert)

 

Arrivée bonne dernière, la prestigieuse Lancia Stratos n° 205 se mêle à la fiesta en venant presque défier les 3 autos victorieuses. La belle italienne aura certainement été l’auto la plus regardée et admirée du plateau. Pour notre part, en accueillant pour la toute première fois Patrick HAUTOT & Sylvain CANTREL, nous venons de faire une bien belle rencontre.... Puissent-ils revenir...

Le podium de cette 19ème édition a une sacrée allure !... (De GàD) : Filip DEPLANCKE - Bart VENHAVERBEKE (2èmes), Bruno MAINGUET - James CARABEAU (1ers) et Bruno CADILLON - Daniel DUPONT (3èmes)...  (cliché Cédric Travert)

 

Dernières photos, dernières embrassades, la foule se disperse ; les lights s’éteignent tandis qu’équipages et assistances partagent le pot de l’amitié offert par la municipalité. C’est alors qu’une pluie diluvienne s’abat sur la Communauté de Communes Aunis Sud. Surgères se noye subitement sous les trombes d’eau. Personne n’a vu venir ces précipitations aussi soudaines qu’abondantes, cette pluie battante qui s’apprête à bouleverser le classement des modernes. L’ES10 allait devenir pour beaucoup un piège infernal. La légende de l’Automne venait de frapper une fois encore, pour la postérité et entretenir le mythe...

Alors que le podium s'installait en plein coeur de Surgères, Patrick & Clément CALVET, 9èmes sur Escort RS 2000, disputaient leur dernier chrono... La route était encore sèche, juste pour eux le temps de rallier l'arrivée... Mais le déluge était à venir...  (cliché Jean-Jacques Brunet)

 

C’est justement au nom de l’histoire de l’épreuve que nous aimons honorer celles et ceux qui par le passé ont marqué de leur empreinte l’Automne. La remise des prix de ce dimanche matin en l’Espace Congrès Encan nous permettait d’évoquer l’édition 1977 et ses vainqueurs. C’est ainsi que l’on eut grand plaisir, 40 ans plus tard, à remettre en lumière Christian BONNIFET et Gilles RAIMON, qui s’étaient imposés avec leur Alpine Renault A110 1800.

Cheveux blancs et mémoire intacte, Christian BONNIFET évoque sa victoire à l'Automne 1977, partagée avec Gilles RAIMON, son navigateur. Ils prirent  cette année là leur revanche sur Yvan & Roland BARBIER, également sur Alpine  A 110, vainqueurs en 76...

 

A leurs côtés, on ne manqua pas de saluer André GRISON et Roland BARBIER qui étaient au nombre des engagés de cette 22ème édition. Seul Yvan BARBIER nous manquait pour que nous puissions faire de cette brève évocation historique en public un instant de joie immense... Mais que ce week-end de novembre 2017 venait d’être beau et intense !...

PS : Grand merci à nos reporters photographes pour leurs clichés.

                                                            Patrick GUERIN – SAO – vendredi 10 novembre 2017

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