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Rallye d'automne
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Coup de projecteur sur l'un de nos jeunes équipages SAO, pour une mise en lumière qui s'imposait...

Sans vous conduire jusqu’à Lourdes mais en vous invitant simplement à pousser une petite porte nichée dans un hameau de St-Christophe, inondé de calme et de verdure, le sport auto peut soudainement se muer en source miraculeuse. La préparation d’un rallye, fut-il l’Automne, peut ainsi vous amener à croiser la route d’un équipage, d’un jeune couple à la fois simple, discret, humble, attachant, déterminé et oh combien généreux, bien plus riche de l’intérieur qu’il ne saurait être fortuné. Il en va ainsi parfois d’un coup de fil ou d’un e-mail anodin qui se transforme en une véritable offrande, fruit d’une magnifique rencontre.

Tel est le cas lorsque vous entrez dans l’univers de Julie et d’Aurélien, alors que vous êtes juste venu pour esquisser le portrait d’un équipage encore trop anonyme, coupablement méconnu. La démarche initiale était simple ; savoir succinctement qui pouvait bien se cacher sous les casques de l’équipage BRILLAUD - TERNOIR.

Et voilà que dès le premier échange, vous êtes irrésistiblement happé par l’envie de découvrir leur personnalité, de cerner leur parcours atypique ainsi que les principes de vie et de tolérance qui rythment et guident leur quotidien. Vous en oubliez même le pourquoi de votre visite ; la bagnole, la saison en cours, les ambitions sportives ou l’Automne 2017 qui approche. Moment bluffant et si fort à la fois...

Les débuts chaotiques de la Clio...

Licenciés au Sport Auto Océan depuis l’an dernier pour se lancer ensemble dans le rallye asphalte, Julie et Aurélien se limitent à 6 ou 7 épreuves par saison, soit un maximum de 10 jours de course, 10 jours ayant pour eux valeur de vacances. Car telle est le capital temps qu’ils s’autorisent en terme de congés annuels !... A en conclure que ces deux là ne trouvent repos et détente que sur les rallyes, à fond de 5ème... car, nous le verrons plus tard, leur vie très prenante est un véritable sacerdoce.

La Clio Williams, ici aux vérifs de l’Automne 2016, ralliera l’arrivée, pour le plus grand bonheur de son équipage...

« Une Clio Williams sinon rien ! » telle pourrait être la devise sportive du jeune pilote Aurélien BRILLAUD, qui tout minot s’était initié aux sports mécaniques, en solo, sur les circuits d’auto-cross durant 7 saisons. Plus tard, il rencontrera Julie TERNOIR et avec elle, une folle envie de goûter au sport auto, mais à deux cette fois.

Bercé tout petit au son des moteurs surcompressés et au rythme des assistances  chargées de bichonner l’auto de papa Joël, pilote de rallye, Aurélien aura comme jouets préférés une clef de 12, la burette d’huile et le marteau qui vont avec. A chacun ses délires et ses passions... Comment s’étonner alors de retrouver aujourd’hui le sieur BRILLAUD junior parfaitement épanoui dans sa peau de mécanicien ?... Aux nombreux coups de mains paternels de l’épopée auto-cross, se seront ajoutés au fil du temps les conseils avisés de Pascal DESMEREAU. Aurélien sait ce qu’il doit à chacun d’eux comme à Gérard ALLAIRE, soutien de toujours ; il le confesse sans détours...

Riche de cette solide formation acquise sur le tas et dans la poussière, notre jeune mécano peut désormais poser sur sa Clio ses mains expertes et guidées par un souci constant de la perfection, du « nickel chrome »... Du haut de ces 26 printemps, Aurélien bichonne sa seconde chérie (après Julie !) toute de doré et de gris finement décorée par son partenaire principal, Damien TRICHET, le boss deCSP Sport Communication installé à Surgères. La bête d’occas, ramenée du Pas-de-Calais fin 2015, n’avait alors plus qu’à bien se tenir et à leur offrir tous les « p’tits bonheurs » qu’ils étaient en droit d’attendre d’elle.

L’excellent travail de « covering » réalisé sur l’auto durant l’intersaison par CSP Sport Communication

C’est ainsi qu’ils abordaient une saison 2016 pleine d’espoirs... mais qui commençait par deux forfaits, au Printemps puis à la Guirlande !... Les premières retouches sur l’auto n’ayant pu être achevées à temps, les vrais débuts se feraient un poil plus tard, sur le Saintonge 2016. Là, si l’auto était bien au rendez-vous, c’est Aurélien qui, emporté par son enthousiasme mais rattrapé par son inexpérience sur l’asphalte, commettait une faute de débutant, provoquant la rupture nette et brutale du volant-moteur. C’était l’abandon illico... et les premières larmes de Julie. Fort heureusement, un vent spontané de solidarité et d’amitié se prénommant Gary, Tanguy, Mika et Gérard (chacun se reconnaitra...) se levait soudain pour les réconforter et leur interdire tout renoncement prématuré.

Quand Aurélien s’attaque à l’auto...

La déception passée, Aurélien s’offrait un aller-retour éclair St-Christophe / Marseille,  en quête d’une boite séquentielle, histoire d’entamer le processus d’amélioration de la Clio. Regonflé, notre équipage s’alignait alors aux 12 Travaux. Si l’auto tournait comme une horloge lors des 3 premiers chronos et si le pilote se montrait digne d’Hercule, leur monture allait les trahir à nouveau, libérant son admission d’essence au sortir de l’ES3. La n° 25 frôlait alors l’incendie... mais n’évitait pas l’abandon, inéluctable, définitif... Et de deux !... Re-pleurs de Julie, inconsolable, démoralisée...

A l’évidence, ça ne pouvait pas durer plus longtemps. Aux grands maux, les grands remèdes... D’autant que le pilote sentait le souffle du ridicule commencer à caresser sa combi ignifugée. Aurélien décidait alors de démonter l’auto, de descendre le moteur et tout le reste, posant au sol tout ce qui freine et qui tourne ; la totale.

Il lui fallait faire renaître son bijou à 4 roues, mais à sa sauce, rebaptisée maison. Il s’en voulait presque de ne pas l’avoir fait plus tôt, considérant à juste titre que sa bête de course n’avait pas été montée de ses propres mains. Retour donc à la case départ et plongée profonde dans les entrailles de la Clio afin de lui donner la touche patron, le « made in St-Christophe », le « made by BRILLAUD himself » !...

A la fois méticuleux et épris de cette auto qui incarne pour lui le rallye asphalte, Aurélien voulait s’approprier sa mécanique avant de la faire évoluer et de la développer encore et encore, jusqu’au raisonnable de ses moyens. Seul son enthousiasme n’a point de limites. Le Graal serait pour lui de pouvoir bientôt titiller les meilleurs de la classe FA/7 et, pourquoi pas, de gratter ici ou là quelque podium. Mais avant de rêver à tout cela, il y avait du taff à l’atelier en cet hiver 2016-2017. Le jour, il bossait dessus ; la nuit, il y travaillait encore, en rêve...

L’intimité de l’équipage BRILLAUD-TERNOIR...

Pour autant, il sait que sa Renault de course n’est pas seule à être perfectible, admettant tout net que son pilotage n’est pas non plus tip top, qu’il n’est pas au sommet de son art. Il se trouve parfois un peu « en dedans », un poil trop dans la retenue pour espérer signer de gros chronos... Et c’est là qu’à sa droite intervient sa moitié, sa chérie, sa navigatrice exclusive, celle qui n’a peur de rien, ou de si peu...

Si la Clio a été relookée, elle porte toujours son numéro de l’Automne 2016, en  guise de porte-bonheur...

Le nez dans le road-book, Julie pousse, harangue, stimule son coéquipier. Fonceuse dans la vie, cette jeune-femme déterminée assume pleinement son rôle de leader naturel dans l’habitacle. Aurélien est ok, une oreille à l’écoute de son moulin surchauffé, l’autre, attentive aux injonctions de Julie.

Tête pensante de l’équipage, elle insuffle de la confiance à son homme, l’exhorte à un pilotage plus agressif jusqu’à aiguiser son amour-propre. Si c’est bien Aurélien qui tient le manche, c’est en fait Julie qui accélère... Et comme le garçon n’est pas dénué de fierté ni d’orgueil, le trio fonctionne. Entre deux clops et deux CH, Aurélien lâche les chevaux tandis que sa miss navigue au plus près... du moins tant que la fifille à 4 temps tient le choc et ne flanche pas.

Il ne leur reste plus maintenant qu’à terminer un rallye pour vaincre le signe indien, pour goûter enfin à l’apaisement, pour se voir récompensés de leurs efforts et de leur entêtement. La délivrance tellement attendue arrivera sur l’Automne 2016 où ils découvriront enfin le bonheur simple mais si fort de rallier l’arrivée. Ce sera leur première victoire à eux !... Il leur aura fallu pour cela griller deux alternateurs (dont un remplacé en 7 minutes par l’assistance ; « merci les copains ! ») et recourir aux torches électriques pour s’en sortir ; mais ouf, le résultat est là. Leur 70ème place au général et une 6ème dans la classe ne seront qu’anecdotiques... Ils l’ont fait !

La renaissance du Team LYNA AUTO SPORT en 2017...

Forts de ce résultat automnal positif, ils pouvaient basculer sereinement et avec gourmandise vers une saison 2017 qui ne pourrait être que meilleure. Bonne pioche pour le jeune Team LYNA AUTO SPORT, car l’investissement d’Aurélien, aidé d’un préparateur pour la partie moteur et du soutien matériel de papa Joël, allaient maintenant porter ses fruits. « Yes, we can !... »

Sous ses nouvelles couleurs, la Clio LYNA SPORT de l’équipage BRILLAUD-TERNOIR, ici au départ du Printemps de Bords 2017

Après un Printemps de Bords écourté et une Guirlande trop vite éteinte à leur goût (sans parler d’une grosse frayeur sous la pluie du côté de Mérignac), le meilleur était à venir : Ils terminaient le Clain, le Saintonge, les 12 Travaux et allaient tout récemment (c’était fin septembre) jusqu’au bout de la 15ème édition du rallye de la Vie, sans connaitre de soucis majeurs, signant même un premier podium de classe FA/7 (une place de 2) sur le Saintonge 2017 !...

Le chat noir qui semblait s’acharner sur eux en 2016 est enfin vaincu et c’est heureux, car ces minutes d’ivresse intense jusqu’au retour ultime en parc fermé sont les rares instants de passion partagée qu’ils s’accordent dans l’année. Julie confie même que le fait de courir ensemble renforce leur relation et solidifie leur couple.

L’adrénaline, les sensations fortes et cet enivrement jouissif, fruits de leurs virées menées tambour battant, sont un nectar délicieux, une récompense exquise, la cerise sur le gâteau de leur vie amoureuse. Si prendre les départs leur fait du bien, Julie et Aurélien vivent chacune de leurs arrivées comme un plaisir intime qu’ils revendiquent et dont ils ont besoin. Le rallye constitue leur folle évasion, une fugue autorisée et sucrée.

« Au P’tit Bonheur », chez Julie & Aurélien...

Voilà qui nous ramène à leur vie de tous les jours, à celle qui loin de la Clio grise, irisée du drapeau à damiers, se fait riche d’ouverture aux autres et surtout d’une incroyable ouverture d’esprit. Et que dire de leur générosité de chaque instant offerte à celles et ceux qui partagent leur existence et leur cadre de vie !... Héritière de ces valeurs d’entraide et de solidarité portées depuis toujours par ses parents, Julie TERNOIR a, comme ses deux sœurs, repris le flambeau de la tolérance et de la confiance en les autres, ouvrant à son tour sa porte et son affect à des jeunes de 13 à 18 ans en quête d’assistance, d’accompagnement, de réconfort, de protection, mais aussi d’estime de soi, en recherche fréquente de repères sociaux.

Julie & Aurélien seuls !... Une image rare de ce jeune couple qui consacre tellement de temps et d’attention aux autres...

C’est ainsi que se définit « Au P’tit Bonheur », ce LVA (Lieu de Vie et d’Accueil) ouvert aux ados de Charente-Maritime. Dans le corps de ferme discrètement niché en bordure du CD 108, réhabilité et réaménagé à la force des bras généreux d’Aurélien et de Joël BRILLAUD, une vie en communauté et participative s’est doucettement installée. Ici, si la règle d’or est de tout partager, du p’tit déj au dîner en passant par l’écoute de l’autre, les loisirs ou la discute en soirée, on s’impose le respect de chacun, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, quoi qu’il ait fait avant, ou pas.

Oh dans ce petit monde clos dont les portes ne sont pas verrouillées, tout n’est pas toujours un long fleuve tranquille, quelque débordement instinctif ou pulsion malheureuse pouvant à tout moment troubler l’ordre établi au sein de ce nid fraternel, où la notion de famille trouve pleinement son sens. Julie et Aurélien y ont fait les choix du mépris des différences, de la confiance spontanée, du risque calculé, acceptant implicitement, avec leurs propres enfants, de ne pas évoluer dans un monde uniquement peuplé de « bisounours ». Tout en relevant 7 jours sur 7 ce périlleux défi, les maitres des lieux s’exhortent à mettre ou à remettre sur la bonne trajectoire quelques jeunes en mal d’intégration, à l’enfance cabossée ou entrés dans une adolescence émaillée de petits écarts ou de bêtises.

Comme on le voit, Julie et Aurélien qui ont un cœur plus grand encore que le coffre de leur Clio Williams, se prêtent à l’infini à ces savants exercices d’équilibristes qui consistent à toujours rechercher le juste milieu, entre prudence mesurée, optimisme béat et volonté d’aller de l’avant. Le compromis est ici souvent de rigueur. Ils ne visent pour eux-mêmes comme pour leurs colocataires que le droit chemin et la bonne trajectoire, tout en guidant les jeunes qui leurs sont confiés sur les voies du progrès social, de l’autonomie ou du projet professionnel. Autant de beaux challenges qui se marient si bien à la symbolique du trèfle à 4 feuilles apposé sur leur Clio...

Julie & Aurélien seront les seuls à courir l’Automne sous la protection de leur trèfle à 4 feuilles, emblème d’Au P’tit Bonheur...

Par chance, ils ont fréquemment à se féliciter des évolutions positives de leurs 7 « enfants d’accueil » qui savent tirer bénéfices de leur séjour « Au P’tit Bonheur ». « Les aider à grandir comble et enrichie notre propre parcours. Et lorsque certains nous quittent après avoir passé jusqu’à 3 ans à nos côtés, il m’arrive de pleurer, plusieurs d’entre eux étant presque devenus nos grands enfants... ». Forte de caractère mais pour autant pas insensible, Julie n’en dira pas plus. Point n’est besoin, car son job la touche suffisamment à cœur.

Du haut de ses 33 ans, déjà très expérimentée et rompue aux contours de son activité professionnelle, la jeune-femme se démène, partageant son intense existence entre gestion administrative de l’association et attention maternelle envers ses protégé(e)s... Plus qu’à un noble taff, nous touchons là à la générosité absolue, celle par laquelle tout ce que vous accordez à autrui vous enrichie de l’intérieur et vous fait grandir...

Leurs organismes de tutelle ne s’y trompent pas, connaissant parfaitement les vertus de leur LVA et sachant combien les jeunes en situation familiale, sociale ou psychologique problématique trouvent chez eux bienveillance, équilibre et protection. C’est peut-être bien pour tout cela que la grande demeure saint-christophoise ne désemplie pas et qu’Au P’tit Bonheur affiche complet...?

Julie & Aurélien présents sur l’Automne 2017

L’équipage Aurélien BRILLAUD / Julie TERNOIR est d’ors et déjà engagé sur le 61ème Rallye d’Automne. Cela signifie que leur prochain temps de repos est programmé pour début novembre. Voilà qui leur permettra, le temps d’un week-end, d’oublier quelque peu la vie en communauté, quoique... certains de leurs protégés s’impliquant dans l’assistance de la Clio à tête dorée !...

La Clio, qui chez CSP Sport vient de se parer d’un beau museau doré, semble désormais armée pour franchir sans encombre les drapeaux à damiers qui ornent sa partie arrière...

Présents en FA/7, ils comptent bien ne pas paraitre effacés... Je vous le redis ; les 3 & 4 novembre, ne les ratez pas ; pas plus au départ qu’à l’arrivée !... Et j’exhorte même tous ceux qui seraient en capacité de leur filer un coup de main en matière de partenariat, à ne point se dérober, tellement ces deux là méritent d’être soutenus et aidés...

Il n’est pas certain en effet que notre seule estime ou l’admiration que l’on peut leur porter soit suffisante à Aurélien dans sa farouche volonté de développer son Team LYNA AUTO SPORT. S’il ne veut guère en dire davantage sur le sujet, gageons que la caisse d’une seconde Clio (à remonter entièrement) entr’aperçue dans l’atelier familial laisse présager d’un agrandissement possible mais encore hypothétique de sa petite structure sportive.

Il serait en effet hyper cool de voir bientôt le Team des familles BRILLAUD & TERNOIR doubler la mise et présenter deux autos aux départs de nos épreuves...  Et lorsque l’on se risque à évoquer 2018, nos tourtereaux ne cachent pas leur désir de se lancer, ne serait-ce qu’une fois par an, à la découverte d’une grosse épreuve, d’un rallye national réputé et prestigieux, quitte à devoir faire pour cela quelques centaines de bornes, loin du Poitou-Charentes... Ce pourrait être leur façon à eux de voyager, de voir du pays.

Julie, Aurélien ; désormais, outre notre bienveillance à votre égard, nous serons nombreux à suivre de très près vos performances. Ce n’est aucunement pour vous mettre la pression, mais c’est bien là le minimum que nous vous devons, en retour de votre exemplarité... Sans parler de notre souhait de ne plus voir Julie pleurer...

                                                                                                                               Patrick GUERIN – SAO – Vendredi 20 octobre 2017

Il en est un qui, après avoir goûté aux rugissements maîtrisés de notre Rallye de Régularité en terre châtelaillonnaise début septembre 2016, avait choisi cette année de varier ses plaisirs automobiles en traversant la France d’ouest en est pour participer au 69ème Mont-Blanc Morzine. Tel était le choix de Luc GELLUSSEAU.

Le Mont Blanc Morzine 2017 (69ème édition) ; un sommet national de l'asphalte pour une auto bleue, blanc, rouge...

Epreuve de prestige du Championnat de France de 1ère Division, ce rallye est un mythe, le Graal de nombreux pilotes, et pour certains l’aboutissement de toute une carrière sportive.

Au départ de ce millésime 2017, ils étaient 141 équipages, parmi lesquels, aux côtés du pilote du Team ARSport et de son fiston Antoine (sur Porsche Cayman S, en GT/10), on retrouvait Romuald LEZEAU, copiloté par Loïc BOUDAUD, sur Clio RS (R3).

Romuald LEZEAU & Loïc BOUDAUD à l'assaut du Mont Blanc 2017... (cliché Trocelli Pictures)

Solide leader du championnat, Yoann BONATO venait en altitude conforter sa position au sommet du classement. Il allait se voir opposé aux 17 autres concurrents de la classe R5, tels Jérémi ANCIAN ou Benoit VAILLANT. Souvent aux avant-postes, Quentin GIORDANO, Charles MARTIN et Pierre ROCHÉ se voyaient menacés par les WRC de Franck LIONS et de Lionel BAUD.

En A8W, on retrouvait Michel BONFILS et Michel CIVADE. Du côté des GT+, Patrick ROUILLARD, souvent esseulé, allait devoir ferrailler dur face à 6 Porsche, dont celle d’Anthony COSSON. Enfin, pour le trophée Clio R3T, on attendait du grand spectacle entre Cédric ROBERT et Florian BERNARDI.

Le pilote de Saint-Christophe sera passé entre les gouttes... (cliché Trocelli Pictures)

Parti de St-Christophe pour gravir le toit du pays, Romuald se retrouvait noyé parmi les 23 équipages engagés en R3, à l’heure de s’élancer dans le shakedown précédant les 12 ES au menu des 2 jours. De leur côté, Luc et Antoine se contentaient d’assurer dans une ES1 toute en dénivelé et courue sous la pluie, signant un modeste 82ème chrono, à déjà 2’ 23s du leader, Jérémi ANCIAN (Ford Fiesta). Romuald LEZEAU finissait pour sa part 90ème, à 2’48s.

Sacré week-end à la montagne pour Luc & Antoine...

Dans l’humidité ambiante, nos 2 équipages jouaient la prudence, se contentant de chronos moyens (98èmes et 101èmes). Une première crevaison de la Porsche rouge & blanche allait plonger la famille GELLUSSEAU dans les profondeurs du classement (dernier de l’ES3 à 13’ 10s du leader… et 125ème au général !...). Avec le 117ème temps, Romuald venait pour sa part de concéder 5’ 04s sur les 25 km toujours humides de cette ES3.

Retrouvant enfin ses 4 roues, la Cayman ARSport de Luc retrouvait quelque couleur et se stabilisait vers la 80ème place. De son côté, Romuald entamait une lente mais continuelle remontée au classement.

Du côté de Morzine, des ES toutes en dénivelés pour la Porsche Cayman S aux couleurs d'ARSport...

La 1ère étape se concluait par une ES longue de 20 km entre Samoëns et Morzine. Dans ce 6ème chrono, la malchance frappait à nouveau Luc & Antoine avec une seconde crevaison qui leur faisant perdre plus de 7 minutes. Sonnés par cette double peine, ils rentraient en parc le vendredi soir en occupant l’avant dernière position au général (116 sur 117 classés !), à déjà une ½ heure du leader, Yoann BONATO (Citroën DS3). Demain ne pourrait être qu’un jour meilleur…

S'il fallait une pièce à conviction de la perte de plus de 8 minutes, la voici !...

Le réveil allait être encore un poil délicat pour les GELLUSSEAU… Au point que désormais Romuald LEZEAU et sa Clio R3 prenaient régulièrement le meilleur sur la puissante Porsche, assurément bien lourde pour se hisser jusqu’aux sommets… Rien n’était facile non plus en tête de course. Anthony COSSON avouait rencontrer les pires difficultés avec sa 997, peu à l’aise sur ce terrain escarpé…

Après 9 ES et au prix d’une belle remontée, Luc frappait à la porte du top 100 au scratch… Dans l’ES11 (20,6 km), l’avant dernier chrono alpestre, les GELLUSSEAU collaient plus d’1 minute 30s à Anthony COSSON, victime à son tour de quelques problèmes techniques. Nos rochelais pointaient alors en 90ème position, alors que Romuald s’était confortablement installé à une belle 66ème place.

Chez les GELLUSSEAU, le sport auto se décline en famille, Antoine étant souvent à la boussole tandis que papa Luc tient la barre...

Les derniers chronos validaient les positions acquises. A l’avant, Yann BONATO avait carrément la tête dans les étoiles, s’imposant avec plus de 1’ 35s sur Lionel BAUD, tous deux sur Citroën DS3.

Romuald LEZEAU pourra dire "j'e l'ai fait !", terminant son 1er Mont Blanc Morzine à la 64ème place... (cliché Trocelli Pictures)

Bien plus loin, mais certainement très heureux de son résultat, Romuald LEZEAU empochait une belle 64ème place (et 23ème en R3). C'était là sa 8ème arrivée sur 8 rallyes disputés en 2017 !... Tout autant heureux de rallier le paddock et d'être classés, Luc & Antoine, célébraient dans une joie non feinte mais toute en retenue davantage une victoire sur eux-mêmes que leur 87ème place au général. Ils ne boudaient pas non plus leur plaisir de grimper sur la boite des GT10, avec une superbe seconde place !...

Contrairement à eux, plus de 40 équipages avaient été contraints de quitter prématurément les très humides routes alpestres de cette 69ème édition, équipages orphelins d’un Mont Blanc 2017 qu'ils rêvaient tellement de boucler.

Crevés après 2 crevaisons et 200 km d'ES, Luc & Antoine étaient tout sourire à l'arrivée de "leur Mont Blanc Morzine"... 

Mais laissons le dernier mot à Luc qui nous livre ses impressions : « Si un jour un pilote veut découvrir ce qu'est un vrai rallye, alors c'est celui-ci qu'il  doit faire !... Après des reconnaissances magnifiques au pied des routes serpentant autour du Mont Blanc et sous une température de 30 degrés, la météo est soudainement devenue tourmentée et compliquée avec de la pluie, du brouillard et une température n'excédant pas les 10 à 12°C !...

Une première crevaison dans l'ES3 (on mettra 8mn et 10 secondes pour changer la roue !...) puis une seconde dans l'ES6 (nous battons notre record avec 7mn pour ce second changement !) nous ont relégués dans les abysses du classement, tout près de la voiture balai.

Rebelote, le lendemain avec une météo pourrie et changeante. Autant dire que l'on roulait davantage avec le souci de rester sur la route que pour faire des temps, les ''chronos'' étant uniquement réservés à ceux qui savent piloter...!! Dans ces conditions, on a rapidement pu juger de nos limites. Ce fut malgré tout une expérience géniale, et partager de tels moments avec son fiston à côté, à bord d'une auto superbe et un peu magique, ce fut le rêve absolu ! ».   Comme on les comprend…

                                                                                                              Patrick GUERIN – SAO – mercredi 20 septembre 2017

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